En Juin 2019 deux jeunesColombiennes, étudiantes en architecture, découvrent Strasbourg. Tous urbains était là pour saisir  leurs premières impressions

Strasbourg 2019, deuxième visite en France ;la première due à une année d’échange universitaire, nous avait permi de connaitre plusieurs villes : Nantes, Paris, Bordeaux, Lyon, Rennes, Angers, Tours et Toulouse.

Strasbourg , au sortir du TGV venant de Paris, on se sent un peu étrangères. L’architecture haussmannienne, n’est plus là, enfin pas à première vue. Les maisons à colombages typiques d’Alsace prédominent, comme s’il s’agissait d’un petit village allemand où la cathédrale est visible dès l’arrivée en ville comme le point de référence le plus important. De plus près, son échelle nous surprend.

C’est l’été, la végétation généreuse  décore les rues, parfois avec des fleurs. Cette présence avec celle de l’eau de la rivière (l’Ill) et la palette de couleurs de la ville qui semble avoir été choisie dans les tonalités terre un peu froides, donnent un caractère pittoresque en accord avec les toits  pentus et la chaleur de son architecture. Mais on a l’envie de voir cette ville pendant l’hiver.

Les bars et restaurants qui s’ouvrent sur la rue sans portes ni barrières créent un espace urbain très agréable, habité et vivant… est-ce autour de la nourriture, comme acte social, que l’activité de la ville se développe ? des terrasses, des péniches, des pique-niques au bord de la rivière emmènent des scènes domestiques dans la rue ainsi que l’ambigüité de l’espace privé-collectif, et c’est définitivement une grande vertu.

Strasbourg, « la ville des routes ». Pourtant beaucoup de ses rues ont des anomalies : rues en impasses, rues qui ont juste une façade, rues qui deviennent des petites places,  rues-ponts, il y a même un bâtiment-pont (le Barrage Vauban) ; échecs routiers mais succès urbains. La rivière qui entoure le centre-ville, est en grande partie responsable de cette diversité.

Strasbourg et l’architecture moderne,  les bâtiments dans le Grand-Est, le Parlement européen, la gare centrale , l’école d’architecture, et bien d’autres. La relation de la ville avec l’actualité architecturale se situe plutôt hors du centre. D’un autre côté, la cité universitaire semble, en été un complexe de bâtiments modernes vides et oubliés, que la végétation est en train de dévorer.

Strasbourg, à la frontière allemande,s’ est glissé entre les deux grandes puissances au cours des siècles, et l’influence des deux cultures se voit dans le développement de la ville : chaque chapitre de son histoire est écrit dans son architecture. C’est peut être l’une des raisons pour laquelle Strasbourg a le statut de capitale de l’Europe.

Dans « La petit France » ( nom un drôle ou ironique pour le centre-ville) on se sent bien. En oubliant qu’on est dans une grande ville. Une échelle humaine, un peu ancienne et cosy, due à l’origine de ses constructions, leur proximité et des façades irrégulières et mouvementées. Pour deux filles qui viennent de Bogotá, l’esthétique bien travaillée nous étonne toujours, ainsi que la grande quantité de végétation et le bel accord des constructions avec la nature.

Strasbourg, une ville très amicale avec les piétons, où il y a beaucoup d’endroits pour se reposer et les distances semblent toujours courtes.

Depuis l’œil des deux étudiantes d’architecture Colombiennes, qui gardent dans leurs têtes une image claire et forte de son caractère et de son identité.

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