Architecte, Joan Busquets Grau est depuis 2002 professeur d’urbanisme à la Graduate School of Design, Harvard University (Cambridge, Mass.). Avec Manuel de Solà-Morales, Antonio Font, Miguel Domingo et Jose Luis Gomez, il a été cofondateur du Laboratorio de Urbanismo de Barcelone en 1969, puis professeur à l’université de Barcelone (upc). Au long des années 1980, il a été responsable de l’urbanisme à la municipalité de Barcelone. Et depuis 1990, il a développé des travaux d’urbanisme et d’architecture dans différentes villes comme Rotterdam, Tolède, La Haye, Trente, Lisbonne, Toulouse, Delft, São Paulo, Ningbo ou Singapour. Il a obtenu le Prix national d’urbanisme en 1981, 1986 et 1996, le prix européen Gubbio en 2000, le prix Erasmus à Amsterdam en 2011 et le Grand Prix spécial d’urbanisme à Paris en 2011.

Tous urbains – Joan Busquets, professeur à Harvard, vous êtes aujourd’hui responsable de projets dans le monde entier. Comment tout cela a-t-il commencé, quelle formation, pour- quoi l’architecture, et comment la ville est-elle arrivée comme question dans votre propre formation, puis dans votre façon d’enseigner ? Mais d’abord : pourquoi l’architecture ?

Joan Busquets – Avant d’entrer à l’université, mon intérêt pour l’architecture était un peu idéaliste : une attirance pour la capacité de modifier la réalité ; et ses implications sociales ; dans l’enseigne- ment pré-universitaire j’aimais beaucoup la précision de la technique et l’interprétation de l’architecture comme œuvre d’art, dans l’esprit des années 1960.

À l’origine de mon intérêt pour la ville, je vois deux raisons principales : d’une part mon intérêt pour le rôle social de l’architecture, que j’avais appris pendant mes études à Barcelone, et d’autre part l’influence du maître, Manuel de Solà-Morales, à partir du travail du séminaire de « fondation » qu’il avait organisé et qui a été à l’origine de la création du Laboratoire d’urbanisme de Barcelone (Lub), en 1969. À partir de cette période, je distingue quatre ou cinq étapes, évidemment pas totalement indépendantes, mais qui correspondent à des moments particuliers de ma formation personnelle et à des profils différents de mon travail personnel de recherche et professionnel.

Avant de passer aux étapes du développe- ment de votre réflexion, pouvez-vous préciser les raisons de la création du laboratoire ? Était-il ouvert aux étudiants et à partir de quel moment de leur cursus : études doctorales ou plus tôt ? Qui déterminait les sujets de recherche : le laboratoire ou des instances extérieures ? Qui les finançait ? Quels rap- ports entretenait-il avec la municipalité à cette période, 1969-1980, où l’Espagne n’était pas encore complètement sortie du franquisme ?

Le Lub trouve son origine en 1969 dans la volonté de développer la recherche pour une forme de ville différente, une forme de ville qui n’était pas possible dans la période franquiste où les décisions étaient liées à la spéculation foncière, à l’argent facile que l’on pouvait gagner avec l’immobilier dans une ville dense et une forte croissance. Dans ce contexte, nous avons évité de travailler pour les municipalités non démocratiques, et l’argent de la recherche venait soit de bourses du collège des architectes soit des fondations universitaires. Comme enseignants assistants à l’université, le salaire permettait de survivre. Aussi participions-nous à des concours, auxquels nous donnions des réponses un peu utopistes mais qui permettaient de faire avancer la recherche sur la ville ; je pense au concours de « La Ribera » à Poblenou sur le waterfront de Barcelone, organisé pour les associations de quartier. Les étudiants participaient à la réalisation des études, mais le doctorat a été formalisé quelques années plus tard.

Pourrait-on associer aux différentes étapes de votre travail un livre ou une publication qui le résumerait ou le symboliserait ? Ainsi, après votre formation initiale, votre premier travail de recherche, qui a été publié beaucoup plus tard sous le titre La urbanización marginal, portait sur une question alors très peu abordée. Qu’est-ce qui vous a poussé à analyser les quartiers informels de Barcelone et qu’est-ce que vous en avez tiré comme enseignement par la suite ?

Dans la période de création du Lub, la recherche et l’enseignement étaient intimement liés. La recherche formait la base d’un enseignement différent de l’urbanisme conventionnel et constituait une alternative dans l’École. On passait d’un urbanisme planificateur, abstrait et générique, à un urbanisme qui prenait en compte l’étude minutieuse de la réa- lité concrète et surtout qui engageait des propositions d’actions, soit construire, soit réaménager, souvent les deux.

Pour nous, il était clair que c’était seulement sur la base d’une recherche innovante, prenant Barcelone comme « matière de connaissance », que l’on pouvait inspirer un système d’enseignement différent. Dans cette période, j’ai travaillé surtout sur les formes de l’autoconstruction. Elles étaient complètement ignorées durant la période franquiste. On a cherché à com- prendre comment la ville était fabriquée en tant que forme physique, c’est-à-dire comme processus de construction matérielle, avec parcelles, bâtiments, urbanisation – c’est-à-dire réseaux et équipements. On a appelé cette méthode « Formes de croissance urbaine ». Dans la urbanización marginal (UM), la construction était faite seulement de petits bâtiments, mais qui ne renvoyaient pas à un droit de propriété sur un terrain délimité formant une parcelle. Cela lui donnait une situation « marginale » aussi vis-à-vis de la loi. La UM a permis de comprendre autrement le problème de l’habitat dans le contexte de la croissance rapide de Barcelone dans les années 1960 et 1970. On dépassait la position romantique à la mode alors et qui mettait l’accent sur la composante de « liberté » liée à l’autoconstruction. On parlait d’ailleurs de la surexploitation des travailleurs obligés de bâtir eux-mêmes leur propre maison. Nous avons compris que les « formes de logements massives » de l’après-guerre n’étaient qu’une partie de la solution, qu’il fallait imaginer d’autres morphologies, d’autres processus.

Les « Formes de croissance » ont permis aussi de découvrir et de comprendre les autres formes de la ville : la ville ancienne, l’Eixample, les cités-jardins, les grands ensembles, etc. Ce sont des morphologies urbaines différentes en tant que formes mais surtout qui obéissent à des processus de construction spécifiques et distincts. Cette hypothèse a permis de déboucher sur une autre vision du « projet de la ville », celui-ci devenant une partie essentielle du processus de développement urbain. On peut comprendre que cette approche ait pu passionner l’étudiant d’architecture que j’étais, toujours intéressé à imaginer quels pouvaient être les « espaces » d’intervention possibles de l’architecte. On a pu dire ainsi que ce type de formation des jeunes architectes de Barcelone, si impliqués dans la connaissance de leur ville, a beaucoup aidé à son développement pendant les années 1980 et 90.

À cette époque, vous avez été responsable de l’urbanisme (Director de Planajement) à la municipalité de Barcelone, période reconnue notamment pour l’action urbaine qui a été conduite, pour la capacité que la ville a eue de tirer parti des Jeux olympiques pour accélérer ses projets, et qui est devenue un exemple à l’échelle mondiale. Quel regard portez-vous aujourd’hui sur ce moment ?

À partir de la période démocratique en Espagne, notre groupe du Lub a commencé différentes formes d’appui auprès de l’administration locale. Ce n’était pas une participation institutionnelle mais surtout une collaboration individuelle ou privée. Avec J.L. Gomez, nous avons essayé de faire un projet urbain pour réurbaniser et légaliser une urbanización marginal, le quartier de Sant Josep, qui est devenu une référence pour les autres quartiers informels à la périphérie de Barcelone. Nous avons gagné le Prix national avec ce projet. En parallèle, le Lub a commencé à mettre en valeur quelques projets majeurs de la ville comme le projet Cerdà pour l’extension de Barcelone, qui a été pour notre groupe un sujet de recherche spécifique et a donné lieu à des expositions et des publications, puis est devenu très populaire aujourd’hui.

À partir de 1982, j’ai commencé à travailler pour la Ville de Barcelone, à l’invitation d’Oriol Bohigas et du maire Maragall. La Ville avait commencé par la requalification des espaces publics mais les quartiers demandaient une stratégie plus globale et plus complète. La vieille ville et les quartiers populaires, sont devenus la matière d’un travail d’expérimentation de leur réhabilitation : des espaces publics, mais aussi des logements, des équipements, de l’activité économique. Les Peri (plans de réforme intérieure) ont cherché à donner une cohé- rence à l’action municipale. Mais les diffi- cultés liées à la mobilité et aux transports en commun nous ont obligés à prendre en main le sujet de la voirie. Nous avons donc travaillé sur un « plan des voies », puis sur les « nouvelles centralités », dont l’objectif était d’augmenter le potentiel économique de Barcelone dans les secteurs de « terrains délaissés » à l’intérieur de la ville. Dans cette dynamique, la possibilité a été don- née, en 1985, de proposer la candidature de Barcelone comme ville olympique pour 1992. Quatre des centralités devaient deve- nir des aires olympiques et faciliter beau- coup la cohérence urbanistique du projet global. Un livre exprime cette expérience : Barcelona. The Urban Evolution of a Compact City, traduit en quatre langues mais mal- heureusement pas encore en français.

Cette expérience de travail à l’intérieur de la municipalité de Barcelone, en prise directe avec la commande politique, a-t-elle modi- fié votre manière de voir les choses et vous a-t-elle conduit à changer le contenu de votre enseignement ?

Après la période d’implication dans l’administration municipale, j’ai repris l’enseignement à l’université de Barcelone, au Lub, et j’ai essayé de vérifier si mon expé- rience de l’urbanisme « urbain », pour reprendre l’expression de Manuel Solà- Moralès, avait une traduction possible dans d’autres villes, surtout en Europe. Nous avons, je pense, réussi à introduire la réflexion au niveau des projets urbains, que l’on avait jusque-là surtout pratiqués à l’échelle du fragment de ville. Mais nous avons pu le replacer dans une vision plus globale, même si nous avons dû accepter de n’agir concrètement que sur une partie du territoire urbain. Ainsi, nous avons travaillé sur la réactivation de la ville historique à Trente ou à Tolède, sur l’extension de la ville à Nesselande, près de Rotterdam, sur les espaces publics comme agents de la transformation à Alghero en Italie ou à Toulouse, sur la diversification des villes moyennes et leur rapport avec l’eau à Las Palmas, La Coruña en Espagne, au Grau-du-Roi en France… Nous avons aussi changé l’échelle d’infrastructures comme le projet pour le train à Delft ou à La Haye où le train aérien augmente l’accessibilité au centre et aux transports en commun.

Cette pratique professionnelle est difficile mais elle est bien sûr très intéressante. Elle a permis de changer les outils d’analyse urbaine et de dessin de la ville et a beaucoup influencé les enseignements de l’urbanisme à l’École de Barcelone. Les étudiants sont à présent capables de com- prendre l’importance de l’existant et de l’histoire, d’interpréter les projets menés par la Ville. Ils sont en mesure d’aider à ce que des décisions pertinentes soient prises sur ce qu’il faut faire demain, sur les mécanismes à mobiliser pour améliorer la ville. En annexe, est jointe la liste des publications portant sur des projets professionnels qui traitent d’une recherche sur les villes  et leur projets et alimentent une forme différente de consolider et de transmettre la discipline du projet urbain. Ce sont des travaux fragmentés, dans des villes très différentes, mais j’ai des doutes sur le fait que l’on puisse jamais en faire la « synthèse ».

De Barcelone vous passez à Harvard, où vous devenez professeur d’urbanisme…

À partir du 2002 j’ai accepté la chaire d’urban design à la Graduate School of Design et j’ai souhaité poursuivre mon activité professionnelle à temps partiel, principalement en Europe, l’enseignement restant aux États-Unis. J’étais intéressé par la connaissance du milieu américain et curieux de voir si je pouvais y appliquer les méthodes que nous avions expérimentées à Barcelone.

Il faut dire que le contexte à Harvard est très ouvert : des tendances différentes se côtoient dans l’école, mais toujours avec une culture urbaine très extensive. La question de l’urbanisation à l’échelle mondiale dans les pays d’Asie ou d’Amérique latine et les grandes transformations urbaines ici sont en même temps présentes. J’ai eu la chance de reprendre un travail théorique sur la composition des formes d’urbanisation et ce qu’elles nous ont apporté comme progrès social. L’étude de ces mécanismes assez divers va, avec la création de grandes infrastructures, de l’expansion urbaine à l’intensification du travail, ou le renforce- ment du capital. Aujourd’hui, on réfléchit également à un modèle de développement plus inclusif, qui tienne fortement compte des bénéfices réels induits, et du partage qui est rendu possible.

Dans le studio que j’anime, j’oriente ma pédagogie vers la recherche appliquée dans différentes villes à partir d’hypothèses d’intervention assez particulières. Par exemple, les changements de formes de la mobilité, ou l’identification de formes de travail et d’économie innovantes. Je publie les résultats chaque année, ce qui permet de suivre et de faire évoluer les outils en fonction des problématiques traitées. On a commencé par l’étude du rapport de Cambridge (Mass.) avec son fleuve, sachant qu’elle en est coupée par une rocade de chaque côté qui partage le campus de Harvard en deux. Comment réagir même en travaillant dans une petite ville ? Après la Catalogne et son échelle régionale, j’ai travaillé sur Lisbonne, Quito, Shenzhen, La Nouvelle-Orléans, Hangzhou, Chicago, etc.

Un autre des outils pédagogiques est formé par les séminaires théoriques qui permettent d’ouvrir le champ de l’urban design aux nouveaux enjeux de notre société urbaine. Nous avons ainsi cherché différents « modes » de dessins de la ville et nous en avons tiré une publication et une exposition : Cities, X Lines. Nous avons analysé certaines des valeurs de la ville traditionnelle et nous en avons tiré Urban Grids, qui va être publié à la fin de 2018. L’étude des tendances lourdes de la trans- formation des grandes villes dans le monde a été le support d’une autre recherche concernant les demandes d’une mobilité durable ou d’une ville plus efficace, en imaginant ce que peut être un métabolisme métropolitain plus rationnel.

Pour autant, j’ai cherché à maintenir le lien avec Barcelone et sa métropole. Dans cette logique, en 2014 et 2015, j’ai organisé des workshops impliquant beaucoup d’architectes de Barcelone et même du Lub. L’idée était d’apporter une autre perspective à la compréhension du développement métropolitain de Barcelone. Nous avons analysé les nouveaux paradigmes et leur impact sur les formes de la ville actuelle. Nous en avons tiré la définition du concept de Metropolis of cities comme réponse aux demandes d’identité de plusieurs villes qui veulent partager les éléments forts de la métropole, mais souhaitent avoir leur propre rythme de décision. Le catalogue en trois volumes explique assez bien la nature de cette recherche.

Je perçois que les étudiants, dans le séminaire et les studios, sont très ouverts aux « méthodes » européennes. C’est-à- dire qu’ils partagent leur capacité de dessin de la ville, sans mettre de côté pour autant les dimensions sociales et esthétiques qui impliquent des compromis, des négociations. Il ne faut pas oublier cependant l’histoire urbaine et la capacité qu’ont eue notre métier et notre discipline d’apporter des réponses aux conséquences matérielles et urbaines de la croissance, comme nous en avons parlé précédemment. Elles ont été aussi en mesure d’accompagner le développement économique et les changements liés aux nouvelles formes de mobilité ou de modalités créatives du travail. La discipline de l’urbanisme est quelque- fois confondue avec celle du paysage, avec laquelle elle partage beaucoup d’éléments. Mais il faut reconnaître que le monde végétal et le monde urbain ont des spécificités, même si aujourd’hui nous sommes capables de « mélanger » l’ensemble pour faire une ville plus agréable et durable, comme l’avait déjà noté Ian McHarg il y a déjà quelques décennies.

Le sujet de l’urbanisme, de la ville, la dimension mondiale de l’urbanisation en font à présent un thème récurrent des réflexions et des politiques publiques. Vous qui avez une large expérience internationale, pensez-vous que l’évolution des approches urbaines est à la hauteur des enjeux ? Quelles recommandations faites-vous face à la demande récurrente d’implication des habitants dans le développement de leur cadre de vie ? Que diriez-vous aux politiques ?

Vous avez raison, il y a aujourd’hui de nouveaux enjeux et la société est très attentive à la question de la ville durable, du changement climatique, etc. Notre travail consiste surtout à préparer des solutions urbanistiques pour répondre à ces « challenges ». C’est n’est pas facile, car dans ce champ il y a toujours une grande distance entre les idées et les actions qui permettent de les développer ; et il y a toujours beau- coup de « gaps » et de médiations que poussent à diluer les propositions du projet d’une ville différente ; mais il faut insister pour réduire la distance et montrer que le « dessein » de la ville à plusieurs échelles, c’est une question nécessaire pour mieux vivre, respecter la planète et mettre en valeur notre passé. Il faut être innovant et définir avec clarté de nouveaux paradigmes pour être compris par les habitants et les politiques, qui finalement souhaitent tou- jours un meilleur cadre de vie.

Dans ce contexte, je suis partisan d’un travail de recherche sur le projet et son application dans des contextes différents. Cette recherche appliquée doit être impulsée sur les champs qui concernent la ville, ce qui est à mon avis le système plus intéressant pour fabriquer de la théorie. De cette façon, on pourra développer de nouvelles pistes sur la manière d’enseigner et proposer des applications plus créatives et mieux adaptées au cas réel de chaque projet et de chaque ville. Il faut se souvenir que notre milieu est toujours trop dominé par les solutions immédiates ou standard, qui deviennent assez souvent banales car elles ne prennent pas en compte le besoin d’expérimenter et de transformer les modèles dont nous héritons pour contribuer à une ville plus efficace, mais aussi plus inclusive et plus juste.

Êtes-vous optimiste ?

Je pense qu’il y a de bonnes raisons d’être optimiste. L’humanité en général est dans un processus d’une grande conver- gence qui nous permet une vie plus longue et une meilleure santé. La technologie a joué un rôle important depuis un processus silencieux du « progrès humain », avec des inventions importantes, parmi lesquelles la rénovation de l’architecture dans le siècle passé ou la diffusion de l’électricité dans la ville.

Dans une perspective d’architecte urbaniste, on comprend que l’intelligence artificielle ne va guère être capable de remplacer la créativité humaine ni les émotions ou la passion si nécessaires dans notre travail.

Il faut continuer à travailler avec l’esprit de la modernité, mais revisitée à la mesure des enjeux actuels. Cela nous oblige à avancer avec rigueur, à la fois sur la compréhension du territoire et sur la prise en compte de l’histoire, avec précision, modestie et persévérance, car la société urbaine démo- cratique exige de nous cet effort continu. Et dans cette perspective, je suis très intéressé aujourd’hui par la recherche sur les formes de « régularité urbaine » qui pourront être appliquées dans le futur pour un « design » de la ville plus « ouvert et adaptable », afin de renforcer l’ensemble urbain, plutôt que de multiplier les opérations autonomes et « singulières » – qui cherchent à épater les bourgeois, mais sont plus difficiles à main- tenir dans la longue durée, comme la ville ne cesse de nous le répéter.

Il nous a semblé intéressant de signaler le travail de publication et d’édition qui a accompagné dès l’origine les recherches et les projets de Joan Busquets et qui constitue l’une des marques de fabrique du Lub. On en trouvera ci-après une sélection qui montre la variété et le rythme d’une production qui, associant souvent des étudiants, des services des villes ou d’autres partenaires, s’est poursuivie à Harvard.

Jean-Pierre Charbonneau, Philippe Panerai

Article paru dans Tous urbains n°24, Novembre 2018

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Photo © Praemium Erasmianum Foundation







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